CEPSUM

Johanne Bouchard, passionnée depuis 35 ans

 

Toujours de bonne humeur, Johanne aime travailler au CEPSUM où elle supervise et partage ses idées avec son équipe passionnée tout en ayant la chance de pouvoir faire du sport quotidiennement : elle joue au badminton tous les midis!


CEPSUM : Depuis quand travaillez-vous au CEPSUM et comment avez-vous trouvé cet emploi?Johanne Bouchard

Johanne Bouchard : J’ai commencé à étudier ici au CEPSUM en septembre 1977 au baccalauréat en éducation physique. Le CEPSUM venait tout juste d’ouvrir à l’été 1976, juste à temps pour les Jeux olympiques.

Lorsque je suis arrivée, la piscine n’était vraiment pas occupée : il n’y avait que du bain libre, aucun cours n’était offert. Puis, les cours ont commencé et je suis allée rencontrer la coordonnatrice du programme aquatique. J’ai simplement cogné à sa porte et je lui ai offert mes services pour donner des cours de natation. J’ai donc officiellement commencé à travailler au CEPSUM à l’automne 1978. On y enseignait alors des programmes maison, et non ceux de la Croix-Rouge.

À la fin de mes études, deux ans plus tard, j’ai commencé à donner des cours prénataux et à diriger les entraînements des maîtres nageurs, en plus de donner des cours de natation aux enfants. À noter que dans ce temps-là, les cours prénataux étaient aussi composés d’une partie théorique où on apprenait la respiration et où on faisait des exercices en couples. J’ai donc été instructrice des cours prénataux pendant des années, même enceinte. J’ai d’ailleurs travaillé la veille de la naissance de ma première fille!

En 1988, je suis devenue responsable du programme aquatique pour adultes. Plus tard, en 1994, je suis devenue coordonnatrice du même programme, poste que j’occupe encore aujourd’hui, mais avec beaucoup plus de responsabilités.


CEPSUM : Quelles sont justement vos principales fonctions?

J.B. : En plus du programme aquatique pour adultes, je coordonne les programmes d’activités pour enfants et adolescents, les ligues en gymnases (volleyball, basketball, soccer), les journées d’animation sportive, les camps de jour, l’escalade, le golf, les arts martiaux ainsi que le conditionnement physique. Bref, tous les programmes, sauf les activités pour les étudiants et tout ce qui se passe sur la patinoire.

Évidemment, il y a plusieurs responsables à temps plein et à temps partiel qui sont là pour m’aider. Mon rôle est de les superviser, de les assister dans l’établissement de la programmation, de donner mon expertise, de répondre aux questions des clients, de fixer les budgets, etc.


CEPSUM :
Vous êtes également bénévole pour les Carabins, n’est-ce pas?

J.B. : En effet, j’ai été bénévole pendant environ 5 ans, mais pas cette année. Je m’occupais de l’organisation du salon VIP pendant les matchs de football : j’engageais les hôtesses, j’achetais les victuailles, bref, je m’assurais que tout était  correct pour nos invités. Ça me permettait d’être dans l’action, de voir les matchs de près.


CEPSUM :
D’où vous vient ce goût pour ce que vous faites? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce métier au CEPSUM?

J.B. : J’ai toujours été une fille d’eau : j’ai commencé à faire de la compétition de natation dès 7 ans et j’ai poursuivi ma passion tout le long de ma jeunesse. J’ai aussi fait de la compétition de water-polo.

Ma sœur a étudié en médecine, mais elle avait d’abord hésité à aller en éducation physique. J’ai donc emprunté le chemin qu’elle n’a pas suivi, en quelque sorte… Au cégep, j’étudiais en science de la santé et j’étais sportive, alors l’éducation physique allait de soit. Ça m’a beaucoup apporté. J’ai vraiment été heureuse pendant mon bac, j’étais tout le temps au CEPSUM.

Par la suite, j’ai découvert l’enseignement, et j’ai adoré ça. J’ai fait ça pendant plusieurs années. Mais un jour, j’ai réalisé que j’avais fait le tour.


CEPSUM : Êtes-vous sportive? Quels sports pratiquez-vous?

J.B. : Comme je l’ai dit, j’ai toujours fait du sport, surtout de la natation. J’ai nagé pendant des années avec mon ancienne patronne, qui est maintenant une de mes meilleures amies. Un jour, on a voulu passer à autre chose. La natation étant un sport très individuel, je crois que j’ai voulu faire quelque chose de plus social, alors j’ai commencé à jouer au badminton. Ça doit faire maintenant 20 ans que je le pratique et j’y joue tous les midis, sauf en cas de force majeure.

Au badminton, j’ai rencontré plusieurs amies avec lesquelles on organise des partys ou des soupers de filles (on se surnomme d’ailleurs les « badgirls »). En plus du badminton, je fais du ski de fond et de la raquette.


CEPSUM : Que préférez-vous dans votre travail?

J.B. : Le fait de pouvoir faire du sport tous les midis est certainement un atout! Mis à part ça, ce que j’aime de mon emploi, c’est de travailler avec des gens allumés et passionnés qui veulent faire avancer le CEPSUM. J’ai tellement confiance en eux, ça rend mon travail tellement plus facile et bien moins stressant. Je suis vraiment choyée, j’ai les meilleurs employés!

Aussi, au CEPSUM, je côtoie beaucoup les étudiants, que ce soit lorsque je pratique mes activités sportives ou dans le cadre de mon travail. J’ai l’impression que ça me garde jeune!


CEPSUM : Quel est votre meilleur souvenir du CEPSUM?

J.B. : J’en ai tellement et pourtant ce qui me revient avant tout, c’est une rencontre que j’ai faite et dont j’ai parlé plus haut : une de mes premières patronnes qui est devenue une de mes meilleures amies. Les bons amis, c’est précieux et le CEPSUM y est pour beaucoup. J’ai vécu toute ma vie adulte ici : mes plus beaux moments, comme mes grossesses, et certains moins bons également.


CEPSUM : Combien de temps pensez-vous encore travailler au CEPSUM? Quels sont vos projets pour l’avenir?

J.B. : Je ne sais pas encore combien de temps je vais être à l’emploi au CEPSUM. J’aime tellement mon travail! Mais je vais avoir 60 ans bientôt et je pense bien m’arrêter à cet âge.

Ma sœur a un verger ainsi qu’une érablière et j’adore l’aider avec les travaux extérieurs. Je me vois bien faire ça à ma retraite. Habiter à la campagne, travailler physiquement, être auprès de ma sœur, ce sont mes projets. J’aimerais aussi faire du bénévolat pour des organismes qui aident les personnes défavorisées, comme Moisson Montréal ou encore m’impliquer avec les popotes roulantes.