CEPSUM

Stephane Filion, la voix des ligues du CEPSUM

 

Stephane Filion est surtout connu comme la voix derrière le micro lors des ligues de hockey du CEPSUM. Mais c’est aussi un employé sympathique, généreux et toujours présent pour prêter main-forte. Depuis 25 ans, il emprunte fièrement les corridors de l’aréna où il exerce ses fonctions avec brio. Et aujourd’hui, c’est avec gentillesse et plein d’admiration pour son métier qu’il nous raconte avec enthousiasme quelques souvenirs et anecdotes.


CEPSUM : Depuis combien de temps travaillez-vous au CEPSUM?Stéphane Filion

Stephane Filion : J’en suis à ma 25e année. Cette belle aventure a commencé à l’automne 1989.


CEPSUM : Comment avez-vous trouvé cet emploi?

S.F. : Je commençais mon baccalauréat en mathématiques. Comme beaucoup d’autres étudiants du campus, j’ai visité le Centre d’emploi de l’UdeM, qui était situé en face du CEPSUM. J’ai vu qu’il y avait une annonce pour un officiel hors glace pour les ligues de hockey du CEPSUM.

J’avais déjà de l’expérience dans le domaine puisque j’avais exercé cet emploi lors de mes études collégiales au Collège Lionel-Groulx, ainsi qu’au Collège Jean-de-Brébeuf où j’étais officiel hors-glace pour la ligue de hockey féminin. C’est donc avec les filles que j’ai commencé ma carrière d’officiel mineur. Et c’est probablement pour ça que j’ai autant de respect pour le hockey féminin.


CEPSUM :
Quelles sont les fonctions d’un officiel hors-glace? 

S.F. : Il exécute plusieurs tâches différentes. Premièrement, en tant que chronométreur, l’officiel hors-glace opère le tableau indicateur où l’on aperçoit le temps à jouer, le pointage pour chaque équipe et le temps des punitions octroyées.

Deuxièmement, en tant que marqueur, il remplit la feuille de joute pour les responsables des ligues qui comprend la liste des joueurs des équipes, les buts et les aides obtenus durant le match, les punitions distribuées, etc.

Finalement, en tant qu'annonceur-maison, il annonce les joueurs qui ont marqué des buts et obtenu des aides, ceux qui ont mérité des punitions, et plus encore. Il souhaite également la bienvenue aux spectateurs.

Il y a d’autres fonctions qui peuvent être exercées par les officiels hors- glace, mais je n’exécute pas ces rôles-là au CEPSUM. Par exemple, lors du Championnat du monde de hockey en 2008 à Québec, il y avait une vingtaine d'officiels hors- glace par match. Pour ma part, lors de ce championnat, j’ai été marqueur, assistant-chronométreur, préposé au banc des punitions, mais surtout « bench leader », c’est-à-dire que j’effectuais le lien entre les officiels sur la galerie de presse et les officiels au niveau de la patinoire.


CEPSUM : Travaillez-vous également lors des matchs de hockey féminin des Carabins?

S.F. : Non, mais je collabore aux matchs de l’équipe de football où je suis marqueur en plus d’être responsable de la préparation du tableau indicateur.

J’ai d’ailleurs une anecdote intéressante à ce sujet. Lors du tout premier match du retour de l’équipe de football, le 28 août 2002, j’étais au CEPSUM, puisque je travaillais pour la ligue de hockey estivale. À la dernière minute, l’organisation cherchait désespérément quelqu’un pour s’occuper du tableau indicateur. Heureusement, l’année précédente (en 2001), j’avais travaillé comme annonceur-maison et chronométreur pour les équipes de soccer des Carabins et je connaissais bien le fonctionnement. J’ai donc pu facilement expliquer aux chronométreurs de Football Québec comment opérer le tableau et suis resté pendant le premier quart pour m’assurer que tout allait bien. Puis, je suis retourné à la ligue de hockey. Ce sont d’ailleurs les seuls trois quarts auxquels je n’ai pas assisté de tous les matchs locaux de football des Carabins. En effet, depuis ce temps-là, j’ai été présent lors de tous les matchs à domicile puisqu’on m’a demandé d’être marqueur et de préparer le tableau indicateur dès le deuxième match de la première saison.


CEPSUM : Quelles qualités sont essentielles pour être un bon officiel hors-glace?

S.F. : Il faut d’abord un bon sens de l’organisation, être autonome puisqu’il ne faut pas attendre les consignes des responsables, être fiable. On doit également être proactif et apporter des suggestions constructives pour la progression des ligues. Il faut savoir aussi s’adapter aux nouvelles technologies. En effet, je suis passé des feuilles de match écrites à la main à l’utilisation d’une tablette électronique.


CEPSUM : D’où vous vient votre intérêt pour ce métier? Stéphane Filion au micro

S.F. : J’ai toujours beaucoup aimé jouer avec les chiffres. À l’école secondaire, j’étais proche de la ligue d’improvisation où j’y compilais les statistiques des joueurs.


CEPSUM : Avez-vous occupé d’autres fonctions au CEPSUM?

S.F. : Oui, j’ai été officiel hors-terrain et statisticien lors de la défunte ligue de hockey cosom.

Je collabore également à différents événements organisés par les Carabins comme les compétitions de natation et le Défi Soccer (festival de soccer mineur organisé par les équipes de soccer).


CEPSUM : Vous aimez définitivement les chiffres, mais aimez-vous aussi les sports?

S.F. : Je suis un grand amateur de sports, mais malheureusement, je suis un piètre sportif… J’en pratique quand même quelques-uns, dont le badminton et le pickleball que j’ai découvert récemment. C’est un sport pratiqué de plus en plus par les personnes âgées avec lesquelles je travaille. C’est en fait un mélange de badminton, de tennis, de ping-pong et même de hockey cosom puisqu’on y joue avec une balle qui ressemble à une balle de cosom. Visuellement, cela ressemble à un match de tennis, mais sur un terrain de badminton, avec une raquette pleine.


CEPSUM : Que préférez-vous dans votre travail?

S.F. : J’aime particulièrement le contact avec le public, lorsque je rencontre les joueurs dans les vestiaires avant les matchs. Il y a des joueurs que je vois toutes les semaines depuis mes débuts au CEPSUM, je peux donc les taquiner un peu… et ils me rendent souvent la monnaie de ma pièce!

J’aime aussi gâter les joueuses de la ligue féminine de hockey. À Noël, à Pâques ou à la St-Valentin, je leur apporte de petites surprises, comme des bonbons.


CEPSUM : Avez-vous un autre métier que celui d’officiel hors-glace?

S.F. : Suite à une expérience de bénévolat à l’Institut de gériatrie, je suis retourné au cégep, de 1998 à 2001, pour faire une technique d’intervention en loisirs et me spécialiser vers la clientèle des personnes âgées. Depuis mon diplôme, j’ai travaillé comme technicien en loisirs dans des résidences pour personnes âgées, mais j’ai aussi été camelot pour le Journal Métro!

J’aime beaucoup travailler avec les personnes âgées puisqu’elles ont tant à nous raconter et à nous apprendre…


CEPSUM : En terminant, au cours de toutes ces années passées au CEPSUM, y a-t-il eu des moments plus marquants que les autres?

S.F. : Je me rappelle très bien du 6 décembre 1989 (N.D.L.R. Le jour de la tragédie à Polytechnique). Je travaillais ce soir-là. Je ne savais rien de ce qui s’était passé jusqu’à ce que j’arrive au CEPSUM et qu’on me l’apprenne. Étonnamment, les matchs qui étaient prévus ce soir-là ont eu lieu quand même. Je crois que nous ne réalisions pas vraiment ce qui se passait…

Aussi, le premier match de retour de l’équipe de football restera gravé à jamais dans ma mémoire. C’était notre tout premier match et il était diffusé à RDS, c’était vraiment impressionnant.

Il y a une quinzaine d’années, j’ai aussi participé, en tant qu’officiel hors-glace, à un match des Légendes du hockey à l’aréna du CEPSUM où s’affrontaient une équipe de curés (!) et une autre formée d’anciens joueurs de la LNH comme Guy Lafleur, Gilbert Perreault et Stephane Richer. J’ai eu l’occasion de les rencontrer dans le vestiaire puisque je devais fournir la liste des joueurs des deux formations : quel moment magique et inoubliable!