CEPSUM

Muller Garnier, un passionné de natation


Muller Garnier

Responsable du programme aquatique pour adultes, Muller Garnier est aussi sauveteur à ses heures à la piscine du CEPSUM. Selon Johanne Bouchard, coordonnatrice de programmes sportifs, « Muller est un être passionné, qui aime autant son travail que les gens. C’est un privilège d’avoir un employé comme lui : quelqu’un sur qui on peut toujours compter ». Voici un portrait de ce sympathique gaillard d’origine haïtienne, devenu, au fil des ans, un Montréalais pure laine.

CEPSUM : Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir sauveteur au CEPSUM ?

Muller Garnier : Alors que j’étudiais en mathématiques à l’UdeM, et par la suite en finance, à HEC Montréal, j’ai effectué tous mes cours de natation et de sauveteur au CEPSUM. Comme je passais beaucoup de temps à la piscine du centre sportif, je suis venu à connaître tous les employés, qui sont devenus peu à peu ma deuxième famille. Un jour, je me suis dit que le métier de sauveteur m’irait comme un gant étant donné mon amour de la natation… et des gens. Je suis donc allé voir Johanne (Bouchard) et je lui ai dit, sur un ton solennel, que je voulais devenir sauveteur au CEPSUM. Un peu comme si je voulais lui annoncer mon intention de devenir pape ou président. Un souvenir que Johanne aime rappeler encore à qui veut l’entendre.

CEPSUM : Qu'est-ce que qui vous plaît le plus dans votre métier?

M.G. : Le travail d’équipe et le fait de pouvoir aider les gens, que ce soit mes employés ou la clientèle. J’aime particulièrement être à l’écoute de mes moniteurs, ce qui me permet d’élaborer un programme de natation bien structuré d’un niveau à l’autre. Je suis très proche de mon personnel, et mes moniteurs savent que je suis disponible pour eux. Quant aux nageurs, c’est important pour moi de les accueillir avec le sourire afin de les mettre en confiance dès leur arrivée à la piscine.

CEPSUM : Outre le bain libre, quelles sont les activités aquatiques les plus populaires?

M.G. : Il y a quelques années, les cours d’aquaforme avaient la cote. Aujourd’hui, ce sont plutôt les cours de natation reliés au triathlon qui suscitent de l’intérêt. Ces derniers sont d’ailleurs remplis au maximum. Parmi les autres activités achalandées, les cours de natation demeurent en général les chouchous de notre clientèle.

CEPSUM : Est-ce que plusieurs de vos moniteurs sont des étudiants du campus?

M.G. : Oui, pour la plupart. On essaie toutefois d’embaucher aussi des moniteurs hors campus, car les étudiants ont souvent les mêmes contraintes en matière d’horaire. Or, la piscine est pratiquement toujours ouverte aux usagers du CEPSUM, peu importe le temps de l’année. Par exemple durant la relâche scolaire il nous serait difficile de trouver des moniteurs « à la pige », donc on essaie de ne pas avoir que des étudiants.

CEPSUM : Et pour être sauveteur au CEPSUM, quelles sont les compétences requises?

M.G. : Il faut posséder une carte de sauveteur, la qualification exigée par la Société de sauvetage du Canada.

CEPSUM : Les sauveteurs doivent-ils suivre une formation continue?

M.G. : Oui. Ils doivent suivre une clinique de requalification aux deux ans. Entre temps, chaque sauveteur est responsable d’être au fait des procédures à suivre en cas d’incident, une tâche pas toujours évidente étant donné le nombre restreint d’interventions effectuées. Je compare souvent le rôle de sauveteur à une police d’assurance : pour éviter un incendie, mieux vaut prévenir.

CEPSUM : Avez-vous déjà sauvé quelqu'un de la noyade?

M.G. : Oui, j’ai quelques sauvetages à mon actif, surtout des enfants, mais cela fait quelques années que je n’ai pas eu à « me mouiller ». C’est une expérience plutôt stressante, mais nous avons des procédures efficaces à cet effet, et, comme on dit : « quand faut y aller, faut y aller ».

CEPSUM : Avez-vous fait des rencontres « spéciales » au CEPSUM?

M.G. : Certainement! Ma femme, une ancienne nageuse Carabins! Hormis la piscine du CEPSUM, on s’est aussi rencontré dans un cours de danse et lors de compétitions de sauvetage. Outre cette « heureuse » rencontre, il y a parfois des célébrités qui viennent nager au CEPSUM. Mais je ne fais pas vraiment attention à cela, ce sont plutôt mes moniteurs qui me rapportent la présence de personnalités connues. Récemment, la piscine du CEPSUM a servi de lieu de tournage à l’une des émissions du Grand Saut durant laquelle des artistes invités ont défilé sous nos yeux.

Je garde aussi un excellent souvenir des Championnats canadiens qui ont eu lieu au CEPSUM l’an dernier. J’y ai vu une foule d’athlètes de haut calibre qui m’ont grandement impressionné. Une autre facette de mon travail au CEPSUM que j’apprécie beaucoup.

CEPSUM : Assistez-vous parfois aux entraînements des Carabins?

M.G. : Oui, j’aime les regarder s’entraîner « en direct ». Ils savent que je suis là s’ils ont besoin de quoi que ce soit. J’en profite pour observer leurs techniques de nage et leurs mouvements dans l’eau. Tout un spectacle! Je prends des notes afin de perfectionner notre programme de natation « maison ». À noter que cette année, l’entraîneur et quelques nageurs des Carabins enseignent la natation ou supervisent des entraînements aquatiques, un atout qui distingue le CEPSUM des autres centres aquatiques de la région.